Les créations

CLAUDEL EN PARTAGE

Création en cours

Textes de Paul Claudel
co-production avec la compagnie de l’Aune

« Écoutez bien… C’est ce que vous ne comprendrez pas qui est le plus beau et c’est ce que vous ne trouverez pas amusant qui est le plus drôle » disait Claudel.

Voilà comment nous nous sommes attachés, dans notre spectacle de danse et théâtre entremêlés, à faire vibrer la langue mystique et triviale, vivante et dangereuse de cet immense poète !

Un Ange chute sur la Terre. Ses ailes et ses yeux grands ouverts, il observe et se prend pour des personnages de Claudel, et ainsi embrasse notre condition humaine.

Origine du projet 

Ma rencontre avec Iris Aguettant, de la Compagnie La Première Seconde a été l’impulsion vers Claudel. Il m’a semblé évident, au terme d’une semaine de stage avec cette metteuse en scène et comédienne, qui a placé le souffle au coeur du travail de l’interprète, qu’une collaboration serait féconde. Akiko Veaux

Equipe artistique

Conception : Iris Aguettant et Akiko Veaux
Jeu et danse : Akiko Veaux
Complicité artistique et direction d’actrice : Iris Aguettant
Direction musicale : Miguel Henry
Costumes : Chantal Rousseaux
Lumières : Philippe Bourgeais

Co-production : Compagnie de L’Aune et Compagnie La Première Seconde

Note de mise en scène

« Le déchirement de la séparation que l’on retrouve dans toute l’œuvre claudélienne, l’aspiration à l’amour absolu, à la plénitude d’être, à la liberté, sont autant de thèmes que ce spectacle voudrait faire ressortir des interstices de l’écriture, qu’elle soit dramatique, poétique ou prosodique. La palette de langages dont dispose Akiko Henry-Veaux, à la fois comédienne, danseuse et musicienne, sans compter ses origines nippo-européennes ne fait que confirmer s’il en était besoin, l’intérêt d’un tel projet. »
Iris Aguettant

Direction musicale : Miguel Henry

La musique dans Claudel en partage intervient comme une présence charnelle. C’est la première partenaire de cette femme qui, d’abord par les gestes et les mots, nous parle. En sorte que la musique est tout à la fois le témoin de ce que vit cette femme, et le lieu où cette vie se déploie.

Mais plus encore, elle est le trait d’union entre les mots et les gestes. Paul Claudel produit une langue mouvante, semblant à chaque mot chercher l’équilibre entre le Ciel et la Terre. Cet équilibre est en jeu non seulement par le rythme, les périodes, les cassures du texte, mais aussi dans la construction sonore et sémantique de sa langue. Il n’y a, dans cette langue, pas de hiérarchie : tout y porte le sens. Alors, la musique n’est pas un accompagnement : elle est un prolongement des mots, comme si elle en déployait les possibilités rythmiques et sonores, et elle est un prolongement des gestes comme traduits, pour l’oreille, par un mouvement invisible.

La musique comme présence charnelle, comme enveloppe, prend les atours de Mozart, Debussy, Yoska Nemeth, James P. Johnson… Mais peu à peu elle cesse d’être une simple enveloppe extérieure, et la femme présente devant nous incarne elle-même la musique : « Ce n’est pas nous qui faisons la musique, elle est là, rien n’y échappe, il n’y a qu’à s’adapter, il n’y a qu’à nous y enfoncer jusque par dessus les oreilles. »

Dates

Spectacle sortie de résidence : samedi 9 octobre- 18h30 – Maison-Théâtre de Machy (69)

Création : dimanche 17, 24, 31 octobre et 14, 21, 28 novembre 2021Théâtre Pixel Paris 18e

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